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Maternité de Mont-Saint-Martin : fin des accouchements le 17 décembre, où accoucher dans le Pays-Haut

Pour les futures mamans du Pays-Haut, en Meurthe-et-Moselle, la fin d’année s’annonce compliquée. Le groupe SOS Santé a fixé au 17 décembre la fin des accouchements à la maternité de l’hôpital de Mont-Saint-Martin, près de Longwy. Le personnel et plusieurs élus contestent la décision et appellent à un rassemblement le samedi 7 novembre. Voici ce que l’on sait, et ce que cela change concrètement quand on attend un bébé dans le secteur.

Une date annoncée fin octobre #

Selon ICI Lorraine, la date a été communiquée par le groupe SOS Santé le vendredi 30 octobre, au motif que « la présence médicale à plein effectif n’est pas assurée » au-delà. Le service doit ensuite devenir un centre de suivi périnatal : on pourra continuer à y être suivie pendant la grossesse et après la naissance, mais plus y accoucher.

La raison avancée est le manque de médecins. Le groupe évoque des difficultés structurelles de recrutement en gynécologie obstétrique, qui l’empêchent de constituer une équipe stable capable de garantir la sécurité des accouchements dans la durée, comme le rapporte L’essentiel.

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Le personnel ne s’y résout pas #

Les sages-femmes, auxiliaires de puériculture et aides-soignantes de la maternité vivent mal l’annonce. Dans des propos rapportés par Le Quotidien, plusieurs d’entre elles affirment que des spécialistes s’étaient montrés intéressés par le service sans être recontactés, et rappellent les soins proposés gratuitement aux familles, comme l’ostéopathie, l’acupuncture ou les massages pour bébés.

L’Agence régionale de santé, citée par le même journal, répond avoir fortement accompagné l’établissement, avec un contrat de performance signé en 2025 et plus de quatre millions d’euros de crédits sur deux ans, dont une partie destinée à la maternité. Elle estime que les difficultés de recrutement persistent malgré tout.

Un collectif, Sauvons notre maternité, s’est constitué. Il est soutenu par le maire de Longwy, Vincent Hamen, et par la CGT de Meurthe-et-Moselle. Le rassemblement est prévu samedi 7 novembre à 14 h 30, en face de l’annexe de l’hôtel de ville à Longwy-Haut.

Où accoucher après le 17 décembre ? #

C’est la question qui inquiète le plus les couples. La direction indique travailler avec l’hôpital Bel-Air de Thionville pour prendre le relais des accouchements, avec des solutions de transport, voire d’hébergement selon les situations. ICI Lorraine précise que toutes les futures mamans concernées doivent être contactées pour organiser la suite de leur accompagnement.

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D’après L’essentiel, environ 300 accouchements avaient lieu chaque année à Mont-Saint-Martin. Côté français, les maternités les plus proches sont celles de Thionville et de Briey, à une quarantaine de minutes de route. Les maternités d’Arlon, en Belgique, et d’Esch-sur-Alzette, au Luxembourg, sont plus proches, à une vingtaine de minutes, mais à l’étranger.

Belgique et Luxembourg : des règles différentes

La distinction compte pour le remboursement. Le directeur médical des hôpitaux Vivalia explique à L’essentiel que, grâce à la zone organisée d’accès aux soins transfrontaliers, les femmes qui vivent près de la Belgique peuvent accoucher à Arlon sans autorisation préalable et être remboursées. Pour le Luxembourg, le directeur médical du centre hospitalier d’Esch précise au contraire qu’il n’existe pas de convention pour les femmes non affiliées à la sécurité sociale luxembourgeoise : elles doivent demander une prise en charge préalable, souvent refusée quand l’accouchement peut se faire en France.

Ce que l’on peut faire dès maintenant #

Si votre terme tombe après le 17 décembre et que vous étiez inscrite à Mont-Saint-Martin, le plus simple est d’en parler sans attendre avec votre sage-femme ou votre gynécologue. Ils vous aideront à choisir une nouvelle maternité et à transmettre votre dossier, pour que l’équipe qui vous accueillera connaisse déjà votre grossesse.

Pensez aussi au trajet. Une quarantaine de minutes, c’est peu un jour ordinaire, mais davantage en pleine nuit ou par mauvais temps. Repérer l’itinéraire, prévoir qui conduira et garder la valise de maternité prête un peu plus tôt que prévu permet d’aborder les dernières semaines plus sereinement. Si vous envisagez un accouchement en Belgique, renseignez-vous auprès de votre caisse d’assurance maladie sur les démarches à effectuer.

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Enfin, le futur centre périnatal restera un lieu de proximité pour les consultations, les échographies et le suivi après la naissance. D’après le syndicat FO, cité par ICI Lorraine, les négociations en cours permettraient de maintenir au moins dix sages-femmes et une auxiliaire de puériculture. Une partie de l’accompagnement des familles restera donc sur place, même si le moment de la naissance se jouera ailleurs.

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