Les bodies trop petits au bout de trois mois, la doudoune portée un seul hiver, les baskets à peine usées : avec des enfants, l’armoire déborde vite. C’est précisément sur ce terrain que Kiabi avance ses pions. Sa marque de seconde main, Beebs, affiche depuis le 29 octobre une nouvelle identité et teste deux services de revente pensés pour les familles, rapporte Le Journal des Entreprises.
Plan de l'article
Beebs, de l’appli entre parents aux rayons des magasins #
Beaucoup de parents ont connu Beebs comme une application pour revendre entre particuliers les affaires de bébé et d’enfant. L’histoire de la marque a été mouvementée : une procédure de redressement judiciaire a été ouverte le 13 mars 2024, avant sa reprise par Kiabi. Le groupe a ensuite lancé en octobre 2024 l’offre Beebs by Kiabi, ouverte à des articles de plusieurs marques.
Deux ans plus tard, l’occasion ne se cache plus dans un coin du magasin. Les articles Beebs sont présentés dans les rayons femme, homme, bébé et enfant, mélangés au neuf. On peut remplir un même panier avec un pyjama neuf et un manteau d’occasion, et passer une seule fois en caisse. Selon La Revue du Digital, les services de reprise de vêtements sont désormais déployés dans tous les magasins Kiabi en France, en plus de la revente entre particuliers sur l’application.
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Un nouveau look et une campagne en novembre #
Logo, couleurs et iconographie changent. Le groupe explique vouloir un style plus clair, plus mûr, plus proche de l’univers de la mode. La mission, elle, ne bouge pas : incarner la seconde main pour les familles. La marque la résume en trois promesses : un choix plus large entre le site et les magasins, le mélange du neuf et de l’occasion, et les marques que les familles préfèrent.
Pour le faire savoir, une campagne baptisée « Beebs, la mode qui a du sens » sera diffusée du 4 au 17 novembre, sur les réseaux sociaux, à la radio et auprès des clients inscrits. Le hall de Kiabi Village, à Lezennes, près de Lille, accueillera aussi une animation du 4 au 7 novembre.
Deux façons de revendre testées par l’enseigne #
C’est la partie la plus intéressante pour les parents qui croulent sous les vêtements devenus trop petits.
Les reventes événementielles
Le premier service, baptisé Mes Reventes Évènementielles, fonctionne par collectes ponctuelles d’articles dits premium, en échange d’une cagnotte en argent. Ces pièces viennent ensuite compléter l’offre d’occasion des magasins. Après des étapes à Englos et à Roncq, la dernière collecte de l’année est prévue le 4 novembre à Kiabi Village.
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La revente par colis
Le second, Mes Reventes par Colis, démarre en test le 10 novembre. Le principe : on envoie ses articles par colis au hub circulaire de Kiabi, sans se déplacer en magasin, et on reçoit en échange des bons d’achat. Une formule qui peut séduire les parents pour qui le trajet jusqu’au magasin, poussette et fratrie sous le bras, relève de l’expédition.
La seconde main entre dans les habitudes #
Kiabi s’appuie sur une étude menée en mai 2026 auprès de sa clientèle : 72 % des clients déclarent avoir acheté des articles de seconde main en 2026, contre 64 % l’année précédente. Près des deux tiers disent avoir déjà revendu des vêtements.
L’ambition affichée reste toutefois à mettre en perspective. Selon sa déclaration de performance extra-financière 2025, citée par Le Journal des Entreprises, Kiabi vise 50 % d’articles de seconde main vendus en 2035, alors que leur part n’était que de 0,55 % en 2025. Le chemin est encore long, et ces services de revente servent justement à alimenter les rayons en pièces d’occasion.
Nos conseils pour revendre les vêtements des enfants #
Que l’on passe par Beebs, une autre application ou une bourse aux vêtements de quartier, quelques réflexes font la différence.
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Trier au changement de saison. C’est le bon moment pour sortir ce qui ne va plus, pendant que les vêtements sont encore de saison pour d’autres familles. Une combinaison de ski se revend bien mieux en novembre qu’en avril.
Laver, défroisser, vérifier. Une tache oubliée ou un bouton manquant suffit à faire refuser une pièce lors d’une reprise. Un coup d’œil aux coutures et aux fermetures éclair évite les déceptions.
Regrouper par lots. Pour les tailles bébé, les lots de bodies ou de pyjamas partent souvent plus vite que les pièces à l’unité.
Comparer les contreparties. Bon d’achat ou argent : selon le service, la reprise ne se paie pas de la même façon. Un bon d’achat n’a d’intérêt que si l’on compte vraiment racheter dans l’enseigne.
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Et si rien ne se vend, il reste le don à une association, à une crèche ou à une famille autour de soi. Les vêtements d’enfants ont souvent plusieurs vies devant eux.




